Biosurveillance de la qualité de l'air dans les bureaux
MAGIQ : MArqueur de Génotoxicité dans un modèle végétal Indicateur de la Qualité de l'air intérieur


 

Les bureaux administratifs constituent un environnement particulier (climatisation, appareils de reprographie, ameublement,...) source potentielle de polluants organiques volatils. Ce mélange complexe peut avoir des effets sur la santé (allergies, syndrome des bâtiments malsains, ...).

En 2011, le projet MAGIQ, combinant biosurveillance végétale et mesures physico-chimiques a été mené dans des bureaux, dans le cadre d'une première approche de l'évaluation du risque dans des locaux administratifs grâce à un modèle végétal eucaryote.

 

 

L'objectif du projet est de mener des investigations dans dix bureaux du secteur tertiaire, de typologie variée, dans la région Nord - Pas de Calais.

L'étude comporte trois volets :

1) mesures physico-chimiques des concentrations pour 9 aldéhydes et 20 composés organiques volatils, et des paramètres de confort,

2) évaluation de la génotoxicité de l'air à l'aide du modèle végétal Scindapsus aureus,

3) recueil de données sur les bureaux (aménagement, ventilation, aération, ...), activités des occupants, ainsi que des données subjectives sur la perception de leur environnement par les occupants et leur sensation de bien-être dans les bureaux.

 

 

Au terme de 3 campagnes d'exposition (hiver/printemps-été/automne) d'une semaine, l'exploitation des données a montré la faisabilité de l’utilisation de la biosurveillance végétale pour l’évaluation des risques sanitaires liés à la qualité de l’air intérieur dans le secteur tertiaire.

 

Des effets génotoxiques ont été mis en évidence sur les végétaux mais ils sont modérés et restent dans la plupart des cas dans la gamme de ceux observés lors d’expositions de même nature dans d’autres environnements intérieurs. 

Ces effets sont corrélés avec les concentrations en benzène et toluène, mais la présence de ces deux polluants dans les bureaux ne justifie pas à elle seule les impacts génotoxiques observés.

D’autre part, les principaux problèmes identifiés concernent le formaldéhyde, en concentration souvent supérieure à la valeur guide de 10 μg/m3, et de fréquents épisodes où l’humidité relative est en-dessous des recommandations (inférieure à 40 %).

 

 

 Crédit photos : APPA NPC

 

Ce projet fait l'objet d'une collaboration entre la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille et l'APPA Nord - Pas de Calais.

 

Il bénéficie du soutien financier de la Délégation Régionale Nord - Pas de Calais de l'ADEME, et du Conseil Régional Nord - Pas de Calais via des fonds FRAMEE, ainsi que de l'ANSES via des fonds ADEME.


 


 

Contacts :

Marie-Amélie Cuny, Chargée d'études à l'APPA Nord - Pas de Calais

Damien Cuny, Professeur à la Faculté des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques de Lille

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