Le tabac un bioindicateur de la pollution à l'ozone

 

Aujourd'hui la pollution à l'ozone est en constante augmentation et pose de plus en plus de dommages pour la santé et l’environnement. Ainsi l’utilisation d’organismes bioindicateurs se révèle particulièrement indiquée.

Dans notre cas, le tabac Bel W3 permet de révéler la présence d'ozone dans l'atmosphère par l‘observation de nécroses foliaires.  

Historique de la bioindication de l’ozone par les plants de tabac

L'action de l'ozone sur le tabac a été observée pour la première fois en 1944 dans les cultures de tabac dans la région de Los Angeles (Californie).
Dès lors, le tabac est utilisé pour mettre en évidence la présence d'ozone troposphérique.

Récolte de feuilles de tabac 

 

Les différents cultivars de tabac utilisés

Pour étudier la pollution de l'ozone par le tabac, c'est la variété Nicotiana tabacum qui est employée.

 

Il existe 3 cultivars  : 

  • "Bel-B" qui est le plus résitant à la pollution photo oxydante.
  • "Bel-W3" qui est sensible à l'ozone et dont les nécroses apparaissent à partir d'une concentration de 80 µg/m3 d'ozone.
  • "Bel-C" qui est utilisé dans les zones où quand la pollution à l'ozone est trop importante, le Bel-W3" s'avère trop sensible et présente des dégâts folaires trop importants. Dans ce cas il est préférable d'utiliser le culmtivar "Bel-C" qui est un peu plus tolérant à l'ozone et permettra une meilleure caractérisationh de la variabilité spatio-temporelle.

En Nord - Pas de Calais, les cultivars Bel-W3 et Bel B sont utilisés dans le cadre du réseau régional de bioindication.

 

Crédit photos : APPA NPC

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